Jeux du Commonwealth Glasgow 2026 : Un chrono, une cohésion et des ambitions : le relais togolais regarde déjà vers demain
L’athlétisme togolais a refermé son parcours aux Jeux du Commonwealth de Glasgow 2026 avec le relais masculin 4×100 m. Engagée ce samedi 1er août dans la première série des qualifications, la sélection togolaise composée de Konu Komi Bernard, Nayo Kossi Médard, Petitjean Philippe Djo et Yoagbati Makman a terminé à la sixième place de sa course en 41 »95, son meilleur chrono de la saison (Season Best). Un temps qui permet au quatuor de se classer 12e au classement général, insuffisant toutefois pour décrocher l’une des places qualificatives pour la finale.

Si le résultat comptable ne permet pas au Togo de poursuivre la compétition, cette performance revêt une importance particulière au regard des circonstances. L’équipe a dû être constituée dans un contexte compliqué, avec des ajustements de dernière minute et un manque de préparation spécifique. Malgré cela, les relais ont été assurés avec sérieux et les athlètes ont affiché une belle cohésion tout au long de la course.

Premier relayeur, Konu Komi Bernard a tenu à saluer les efforts consentis pour lui permettre de participer à ces Jeux. Il a notamment rappelé les difficultés rencontrées avant son arrivée en Écosse, notamment les démarches liées à son visa. Il a exprimé sa gratitude envers toute la délégation togolaise et le Comité National Olympique pour leur soutien, estimant que malgré les circonstances, l’équipe est parvenue à réaliser une prestation encourageante grâce à son courage et à son unité.
De son côté, Médard Nayo, déjà engagé sur les épreuves individuelles du sprint durant ces Jeux, s’est montré satisfait de la prestation collective. Habitué du relais, il estime que cette équipe possède un véritable potentiel. Selon lui, les quelques ajustements tactiques effectués avant la course ont permis d’améliorer les transmissions. Le sprinteur togolais se projette déjà vers l’avenir et pense qu’avec davantage de préparation et une meilleure organisation, le Togo pourra bâtir une formation compétitive capable de rivaliser sur les grandes compétitions internationales. Il assure d’ailleurs que le relais 4×100 m constitue une discipline qui l’intéresse pleinement.
Pour Philippe Djo Petitjean, cette course marquait une première sous les couleurs du Togo dans un relais international, même s’il possède déjà une expérience acquise en club. Aligné comme troisième relayeur, il explique avoir essayé d’apporter son vécu afin de sécuriser les passages de témoin. Il retient avant tout l’excellente ambiance qui a régné au sein du groupe durant les derniers jours, malgré un calendrier chargé pour certains athlètes, notamment Médard Nayo qui sortait du 200 m. Il souligne également le soutien permanent du staff, du Comité National Olympique ainsi que les nombreux messages d’encouragement venus du Togo et de la diaspora. Pour lui, cette expérience restera marquante et démontre la volonté des athlètes de représenter dignement les couleurs togolaises sur la scène internationale.
Dernier relayeur, Yoagbati Makman a vécu une expérience totalement nouvelle. Spécialiste du demi-fond, il reconnaît ne pas être habitué au relais 4×100 m. Grâce aux conseils de ses coéquipiers et du staff technique, il a néanmoins réussi à s’adapter en seulement quelques jours. Il raconte avoir pris le témoin avec la ferme intention d’aller au bout de l’effort afin de conclure le travail réalisé par toute l’équipe. Même si le chrono reste perfectible, il estime que l’essentiel était de poser les bases d’un collectif solide. Le demi-fondeur confie également avoir apprécié l’opportunité de courir face à des références mondiales comme le Canadien Andre De Grasse, une expérience qu’il juge extrêmement enrichissante. Il encourage enfin les jeunes sprinteurs togolais à s’investir davantage dans le relais, convaincu que cette discipline peut offrir de belles perspectives au pays. Quant à lui, il se verrait davantage évoluer à l’avenir sur un relais 4×400 m, plus adapté à son profil de demi-fondeur.
Au-delà du résultat sportif, cette prestation du relais togolais laisse entrevoir des perspectives intéressantes. En dépit d’une préparation limitée et d’une équipe recomposée, les quatre athlètes ont affiché un bel état d’esprit et une réelle solidarité. Avec davantage de temps de travail collectif et des compétitions communes, le Togo pourrait progressivement construire un relais capable de franchir un nouveau palier sur la scène internationale. Cette course de Glasgow constitue ainsi une étape importante dans le développement du sprint collectif togolais.
Envoyé Spécial,
Aimé Lebon EKPE

