En ce mois de septembre 2025, le stade de Kégué à Lomé devient le théâtre d’une actualité peu commune : trois rencontres impliquant des équipes béninoises y seront disputées. En cause, l’absence d’infrastructures homologuées au Bénin par la CAF. Face à cette contrainte, la Fédération béninoise de football a trouvé une solution de proximité : le Togo.
Trois matchs, trois compétitions, trois enjeux… et une seule pelouse pour porter les espoirs d’un pays.
Le Bénin U20 féminin ouvre le bal
La première rencontre prévue à Kégué opposera la sélection féminine U20 du Bénin à celle de la Guinée, le vendredi 19 septembre à 19h GMT, pour le match aller du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde Féminine U20.
Les Amazones U20 jouent gros dans cette confrontation régionale. Une victoire à domicile – même loin du pays – leur permettrait d’envisager avec confiance le match retour. La qualification pour le Mondial U20 serait un exploit historique et un immense pas en avant pour le football féminin béninois.
Dadjè FC en Ligue des Champions CAF
Le même jour, à 14h GMT, le Dadjè FC, club représentant le Bénin en Ligue des Champions CAF, affrontera Al Ahli Tripoli de Libye sur les mêmes installatios. C’est la première fois que Dadjè FC dispute une rencontre continentale de ce niveau, et le défi est de taille face à un adversaire bien rodé aux joutes africaines.
Disputer ce match à Lomé n’est pas un avantage, mais c’est aussi une opportunité : évoluer dans un stade de qualité, avec une ambiance potentiellement favorable, et tenter de créer la surprise face à un cador libyen.
Coton FC clôture le programme
Enfin, le vendredi 26 septembre à 16h GMT, Coton FC, autre représentant béninois, entrera en lice en Coupe de la Confédération CAF. Son adversaire, Black Man Warrior du Libéria, semble plus abordable sur le papier, mais rien n’est joué d’avance. Ce match aller à Kégué est crucial pour espérer passer ce premier tour préliminaire.
Avec aucun actuellement homologué pour accueillir des compétitions CAF ou FIFA, le Bénin trouve une solution grâce à la coopération entre les Fédérations togolaise et béninoise.
Le stade de Kégué, moderne, homologué et bien entretenu, devient ainsi une terre d’accueil provisoire mais essentielle. Au-delà de l’aspect technique, cette situation souligne aussi l’importance de la solidarité régionale et de l’intégration sous-régionale dans le développement du sport.
Hervé AKAKPO

