La délégation togolaise a vécu deux journées contrastées ce jeudi et vendredi aux Championnats d’Afrique d’athlétisme d’Accra 2026. Entre performances mitigées, décisions techniques controversées et désillusions de dernière minute, les représentants togolais ont connu des fortunes diverses dans la capitale ghanéenne.
Engagé dans le concours du saut en longueur masculin, Konou Komi Bernard n’est pas parvenu à se hisser parmi les meilleurs athlètes de la compétition. Le Togolais a vu son parcours s’arrêter aux finales B, sans réussir à décrocher une médaille dans une épreuve particulièrement relevée.
Au saut en longueur féminin, Fayza Issaka Abdoukerim a également quitté la compétition sans médaille. La sauteuse togolaise a réalisé un bond de 5m96, insuffisant pour intégrer le groupe des finalistes principaux. Elle termine elle aussi son aventure au stade des finales B.

Mais le principal sujet de frustration pour le camp togolais reste sans doute la situation vécue par Nayo Kossi Médard sur le 100 mètres masculin. Initialement qualifié pour la finale après un classement obtenu à la photofinish, le sprinteur togolais a finalement été écarté du départ à la suite de réclamations introduites auprès des délégués techniques.
Alors qu’il avait déjà effectué son échauffement et s’était présenté à la chambre d’appel pour la finale, un nouveau startlist a finalement été publié, sans son nom. Une situation confuse qui aurait été provoquée par une défaillance technique. Le Togo, par l’intermédiaire du coach Amah Essolakina, a introduit une réclamation officielle qui, selon les informations disponibles, n’a pas reçu de suite favorable.
Cette polémique a provoqué une grande incompréhension au sein de la délégation togolaise, tant le scénario semblait cruel pour l’athlète, passé en quelques minutes de l’euphorie d’une qualification historique à une immense désillusion.
Le Togo nourrit également des regrets dans l’épreuve du 800 mètres masculin. Les délégués techniques ont procédé à un réaménagement du calendrier de la compétition en annulant les demi-finales prévues. Dans la foulée, les critères de qualification pour la finale ont été modifiés.
Désormais, seuls les deux premiers de chaque série ainsi que les deux meilleurs temps accèdent à la finale. Une décision qui a bouleversé les calculs de plusieurs athlètes, notamment ceux du jeune Yoagbati Mackman, qui pensait avoir validé son ticket pour les demi-finales avant cette réorganisation inattendue.

Sur le 110 mètres haies masculin, Philippe Petit Jean Djo n’a pas réussi à franchir l’obstacle des demi-finales. Opposé à une concurrence très relevée, le Togolais s’est arrêté aux portes de la finale après une prestation courageuse disputée vendredi en début de soirée.

Malgré ces déconvenues, la compétition se poursuit pour les couleurs togolaises avec un programme important ce samedi. Nayo Kossi Médard sera de retour sur la piste pour les qualifications du 200 mètres masculin, avec l’ambition de tourner la page de la frustration vécue sur le 100 mètres.
De son côté, Yoagbati Mackman disputera les demi-finales du 1500 mètres masculin, avec l’espoir d’offrir au Togo une place en finale continentale.
Source: Cel Com FTA
Hervé AKAKPO

