Ce dimanche 21 décembre 2025, la plage de Lomé a vibré au rythme des sabots lors de la deuxième édition des Courses de l’Espoir, un événement qui continue de rallumer la flamme du sport équestre au Togo. Organisée par le promoteur David William Tchouko, cette édition a rassemblé une trentaine de cavaliers venus de divers horizons, sous les regards émerveillés d’un public conquis.

Julien N’Kounou a été la grande révélation de cette édition, s’adjugeant avec maîtrise les courses de 1000 et 1500 mètres avec son cheval Petit bandit. Sur la distance de 2000 mètres, Marthurin Ayité Atiwoto avec son cheval Marthurin et Faucon noir a fait la différence, s’imposant avec puissance et endurance.

Au-delà des performances sportives, c’est surtout l’esprit de renaissance du cheval dans la culture urbaine togolaise que David William Tchouko a tenu à saluer : « Ce qu’il y a à retenir de cette course, c’est qu’avec de la volonté, on peut y arriver. Surtout en unissant nos forces, il y a moyen de faire quelque chose de grand. Quand on se balade dans Lomé et qu’on parle des chevaux, il y en a dans chaque coin de rue, mais rien d’extraordinaire. Pourtant, vous avez vu le monde que cela a fédéré, l’enthousiasme que ça a engendré. »

Pour lui, l’événement va bien au-delà d’un simple rendez-vous sportif : « Mon objectif est sur le long terme. D’ici cinq ans, j’aimerais que l’équitation soit démocratisée et remise au cœur de nos traditions. Les chevaux ont toujours été présents dans notre histoire, mais on les a oubliés. Il est temps de leur redonner leur place. »
Avec des participants toujours plus nombreux, un public fidèle et une vision claire, les Courses de l’Espoir s’imposent comme un véritable vecteur de valorisation du patrimoine équestre togolais. Rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition, encore plus ambitieuse.
Mawusse MELEGNA

