Lomé abrite du 9 au 11 janvier 2026 un atelier de formation de trois jours destiné aux administrateurs et organisateurs d’événements des fédérations de badminton d’Afrique francophone. Cette initiative est organisée par la Badminton Confederation of Africa (BCA) en collaboration avec la Badminton World Federation (BWF), avec le Togo comme pays hôte.
L’atelier réunit des participants venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Centrafrique, de Djibouti, du Rwanda, de la Tunisie et du Togo, soit huit pays engagés dans une dynamique commune de renforcement des capacités et de structuration du badminton sur le continent africain.
Une formation axée sur le développement durable des événements.

Selon Faadil Sayed, formateur en gestion d’événements auprès de la BCA et de la BWF, cet atelier s’inscrit dans une vision stratégique de développement du badminton en Afrique francophone.
« Ce stage va nous aider justement à aider le Togo à mieux se développer en termes d’événements, et ça se fait en contiguïté avec l’atelier de formation en administration. L’idée, c’est de préparer une base pour cette région africaine et les aider à se développer », a-t-il expliqué.

La formation couvre 36 modules répartis sur les trois jours, avec une progression graduelle en termes de complexité.
« En fin de compte, l’idée, c’est que quelqu’un puisse organiser un tournoi digne de ce nom, ce qu’on appelle un BWF Sanctioned Event, un événement reconnu par la Badminton World Federation, qui rapporte des points aux joueurs participants », a précisé Faadil Sayed, soulignant l’importance de la conformité aux standards internationaux.
Le Togo à l’honneur
Pour David Ougadja, premier vice-président de la Fédération Togolaise de Badminton, l’accueil de cet atelier est à la fois un honneur et une reconnaissance des efforts consentis par le Togo ces dernières années.
« Le Togo a pour mission de vulgariser le badminton dans la sous-région africaine. C’est pour nous un honneur et une reconnaissance de ces années d’efforts que notre pays a faits dans le développement de cette discipline », a-t-il déclaré.

Il a également mis en avant la portée régionale de cette initiative :
« Nous accueillons huit pays pour une formation que nous pensons utile pour renforcer les capacités à la fois des administrateurs et des organisateurs d’événements de badminton. »
Répondre aux exigences internationales du badminton
Dans un contexte où le badminton obéit à des normes strictes au niveau mondial, cet atelier se veut un levier de professionnalisation.
« À la sortie de cet atelier de formation, nous croyons vraiment que cela permettra de renforcer les capacités en termes d’élaboration des plans stratégiques, de gestion, de suivi, mais aussi en termes d’organisation des événements », a ajouté David Ougadja.
À travers cette formation conjointe en administration fédérale et en gestion d’événements, la BCA et la BWF ambitionnent de poser les bases d’un développement harmonisé du badminton en Afrique francophone, avec Lomé comme point d’ancrage de cette dynamique régionale.
A l’ouverture de l’atelier, le ministre délégué en charge de la Jeunesse et des Sports représenté par M. Gneny Tchagbélé a salué la portée de cet atelier et invité les participants à être à l’écoute de l’expert.
Mawusse MELEGNA

