Les Merlus et Karim Dermane ne sont pas près d’oublier cette soirée cauchemardesque vécue au Stade du Moustoir. À un pas des demi-finales de la Coupe de France, les hommes d’Olivier Pantaloni ont vu leur rêve s’envoler au terme d’un scénario aussi haletant que cruel.
Réduits à dix en fin de première période après un carton rouge logique, les Lorientais ont pourtant trouvé les ressources mentales pour rester debout. Dans une rencontre fermée et disputée, conclue sur un score vierge (0-0) au terme du temps réglementaire, les Merlus ont entretenu l’espoir jusqu’à la séance fatidique des tirs au but.

Et l’espoir était bien réel. Avec deux longueurs d’avance à un moment de la séance, Lorient semblait tenir sa qualification. Le Moustoir retenait son souffle, les supporters commençaient à y croire. Mais la Coupe de France est parfois impitoyable. Les Bretons ont fini par céder sur le tir décisif, stoppé par le portier niçois Yehvann Diouf , héroïque au moment crucial pour envoyer les siens dans le dernier carré (5-6 TAB).
Une élimination au goût amer pour les Merlus, qui pourront longtemps regretter d’avoir laissé filer un billet à portée de main. À dix contre onze durant une grande partie du match, ils ont fait preuve de solidarité et de courage, mais cela n’aura pas suffi face à des Niçois résilients et efficaces dans l’exercice des penalties.

Sur le plan individuel, Karim Dermane a débuté la rencontre sur le banc. Le milieu de terrain international togolais est entré en jeu à la 71e minute pour apporter de la fraîcheur et de la densité dans l’entrejeu. Actif dans la récupération et appliqué dans la relance, il a contribué à maintenir l’équilibre d’une équipe lorientaise acculée par séquences. Toutefois, il n’a pas pris part à la séance de tirs au but.
Cette sortie prématurée de la Coupe laisse forcément des regrets, tant le scénario semblait favorable aux Merlus à un instant donné. Mais dans la douleur, ce genre de rencontre forge aussi le caractère d’un groupe. Pour Karim Dermane, encore en pleine progression, ce type de rendez-vous à haute intensité constitue une expérience précieuse.
Lorient devra désormais digérer cette désillusion et se reconcentrer sur ses objectifs en championnat. Une chose est sûre : au Moustoir, cette nuit restera longtemps dans les mémoires comme celle d’une qualification envolée à quelques centimètres du bonheur.
Hervé AKAKPO

