Au lendemain de la défaite face à la Mauritanie (0-2) à Nouadhibou, les Éperviers du Togo s’apprêtent à disputer un nouveau match ce mardi 9 septembre 2025 contre le Soudan, au stade de Kégué, pour le compte de la 8e journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.
Bien que deja éliminés de la course à la qualification pour la prochaine Coupe du Monde, les Eperviers du Togo auront pour mission de se faire pardonner auprès du public sportif togolais désabusé.
Présent en conférence de presse aux côtés du sélectionneur Nibombé Daré, Jacques Alaixys Romao, 41 ans, a tenu à réaffirmer son engagement total au sein du groupe, malgré le poids des années. Véritable monument du football togolais, Romao incarne la longévité et la fidélité.
Pour lui, sa présence n’est pas seulement sportive : « Je suis là pour apporter de l’expérience. On échange beaucoup, et c’est important dans un groupe en construction », a-t-il expliqué face aux journalistes.
Avec plus de deux décennies de présence en sélection nationale, l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille ou du Stade de Reims voit désormais plus loin. Déjà engagé dans une formation pour obtenir ses diplômes d’entraîneur en France, il prépare en toute discrétion sa reconversion : « À long terme, je vais sûrement passer de l’autre côté. Je travaille pour valider mes diplômes. C’est important pour moi. »
Romao ne cache pas son admiration pour le sélectionneur Daré, dont il suit l’exemple : « C’est important pour moi d’apprendre à ses côtés. Il a ses diplômes, et ça m’aide dans mon propre travail. »
Au sujet de l’équipe actuelle, « le doyen » n’a pas mâché ses mots. Conscient des difficultés, il appelle à la patience : « L’équipe est en construction. Beaucoup de jeunes ont du talent, mais il faut de l’expérience. Ce sont souvent des erreurs de concentration qui nous coûtent cher. Mais avec le temps, cette génération pourra faire de grandes choses. »
Alors que le Togo n’a plus le droit à l’erreur, le rôle de relais et de mentor que joue Jacques Romao devient plus essentiel que jamais. Face au Soudan, l’expérience pourrait bien être l’élément déclencheur tant attendu.
Hervé AKAKPO

