Le premier tour préliminaire des compétitions interclubs de la CAF s’est terminé sur une note amère pour le football togolais. Engagés respectivement en Ligue des champions et en Coupe de la Confédération, l’ASCK et l’AS Gbohloe-Su des Lacs ont été tous deux éliminés dès leur entrée en lice. Un revers qui met en lumière les difficultés persistantes des clubs togolais à s’imposer sur la scène continentale.
Samedi, l’ASCK (Association Sportive des Chauffeurs de la Kozah) avait pourtant cru à un exploit face à la redoutable formation marocaine de la RS Berkane .
Après avoir tenu tête à domicile avec un match nul 1-1 à Lomé, les Togolais se sont effondrés au retour, s’inclinant 3-1 à Berkane. Seule consolation : le but marqué à l’extérieur par Ouro-Tagba Marouf, qui n’aura malheureusement pas suffi pour créer la surprise.
Dimanche, c’était au tour de l’AS Gbohloe-Su des Lacs de défendre les couleurs nationales en Coupe CAF. Opposés à l’USFA du Burkina Faso, les Requins Mâles abordaient ce match retour au Stade de Kegue avec un retard d’un but, après une défaite 1-0 à l’aller. Mais au lieu de réagir, les joueurs togolais ont subi la domination des visiteurs, encaissant deux nouveaux buts pour s’incliner 0-2 devant leur public. Une élimination sans gloire pour le club, qui vivait sa toute première expérience continentale.
Avec ces deux revers consécutifs, le Togo quitte prématurément les compétitions africaines, sans victoire et avec beaucoup de regrets. Si pour l’ASCK, l’adversité semblait logique face à un géant africain, la prestation de l’AS Gbohloe-Su soulève davantage de questions, tant l’écart avec l’USFA semblait surmontable. Ces sorties mettent en lumière les lacunes du championnat local , à combler – sur le plan technique, tactique, mais aussi organisationnel – pour espérer exister sur le continent.
Le football togolais, en quête de renouveau, devra tirer les leçons de ces échecs pour bâtir un avenir plus compétitif à l’échelle africaine.
Hervé AKAKPO

