Accroché sur le score d’un but partout par Espoir FC, son ancien club, le technicien franco-congolais Théophile Bola a livré une analyse sans détour en conférence de presse d’après-match. Arrivé récemment à la tête d’une équipe classée dernière du championnat, le nouvel entraîneur assume pleinement le défi qui l’attend et affiche une confiance totale en sa capacité à redresser la situation. Les Cornes de la Binah sont sur une série de 3 matchs nuls consécutifs.
Pour Théophile Bola, accepter ce poste relevait presque d’une mission de sauvetage.
« Il faut aller chercher à faire le sapeur-pompier, à être ce bic rouge qui vient pour corriger », explique-t-il avec franchise, conscient de l’ampleur de la tâche.
Le technicien sait qu’il est attendu au tournant.
« Tous les yeux des Togolais sont rivés sur moi. Comment je vais sauver cette équipe. Et moi, je pense que je vais sauver cette équipe », affirme-t-il avec assurance.
Initialement pressenti pour prendre les rênes à la mi-saison, Bola a finalement hérité des quatre derniers matchs de la phase aller, une période qu’il considère comme une phase d’observation essentielle.
« On m’a donné ces quatre derniers matchs, question de connaître l’atmosphère de l’équipe, connaître les joueurs et faire une sélection pour aller titiller les premiers », précise-t-il.
Lucide mais ambitieux, l’entraîneur fixe déjà des objectifs clairs pour la phase retour.
« Il faut gagner au moins dix matchs au retour. C’est mon défi », lance-t-il, déterminé à marquer durablement son passage.
Sans fausse modestie, Théophile Bola revendique son expérience et son caractère.
« Je veux que les Togolais sachent que coach Théophile Bola est passé ici. En football, je ne crains personne. Je suis parti au fond de la mer pour sortir avec les bons poissons », conclut-il, métaphore forte à l’appui.
Un discours ambitieux, presque provocateur, mais qui traduit une chose : le technicien franco-congolais croit fermement en sa mission. Reste désormais à transformer ces paroles en résultats sur le terrain, dans une lutte pour le maintien qui s’annonce intense.
Hervé AKAKPO

