Après huit années d’absence sur le continent, la sélection nationale dames du Togo va renouer avec la Coupe d’Afrique des Nations FIBA 3×3 prévue du 4 au 6 décembre 2026 à Madagascar. À un peu plus de deux mois de cette compétition, le Togo a entamé sa préparation à Lomé avec sept joueuses présélectionnées.

Entre remise en forme physique, travail tactique et ambition de renouer avec les performances continentales, la sélection nationale dames veut aborder ce rendez-vous avec détermination. À la tête de cette équipe, Pierrette Tossou Afanwoubo, ancienne joueuse médaillée de bronze en 2018, entend transmettre son expérience à une nouvelle génération.
Le compte à rebours est lancé pour le Togo
À quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations FIBA 3×3, les basketteuses togolaises ont entamé leur préparation avec la volonté de défendre dignement les couleurs nationales sur la scène continentale. Six des sept joueuses présélectionnées sont en stage depuis quelques jours, sous la conduite de la coach nationale, Pierrette Tossou Afanwoubo. Pour cette dernière, cette mission revêt une dimension particulière. En 2018, lorsque le Togo accueillait cette compétition, elle faisait partie de l’aventure en tant que joueuse. La sélection féminine avait alors décroché une médaille de bronze, inscrivant une belle page dans l’histoire du basketball togolais. Huit ans plus tard, elle revient sur le parquet, cette fois dans la peau de sélectionneuse, avec l’ambition d’accompagner ses jeunes sœurs vers une nouvelle participation réussie. « Ça fait plaisir de faire partie de cette équipe et de pouvoir accompagner mes jeunes sœurs à renouveler cette participation », confie-t-elle, avec une émotion qui traduit toute la portée de ce retour. Le groupe actuellement en stage est composé de Carole Bana-Ewaï, Grâce Fangnannou et Esther Djato, toutes trois de Swallows, Ida Attiogbe de l’Étoile Filante, Françoise Koutoglo de FABA et Zeinabou Boukari du Racing Club. À ces six joueuses doit s’ajouter Elisabeth Afetse, également médaillée en 2018, qui évolue aujourd’hui à Élan Coton BBC au Bénin. Son arrivée est particulièrement attendue par la coach, qui voit en elle un atout précieux pour encadrer les plus jeunes. « Elise Afetse a plus d’expérience, elle a participé à plusieurs compétitions. Déjà qu’elle avait joué en 2018 avec nous, je pense qu’avec son expérience, elle va pouvoir accompagner ces jeunes sœurs qui sont là », souligne Pierrette Tossou Afanwoubo.
Mais le chemin vers Madagascar s’annonce exigeant. Faute d’un championnat national régulier et d’un rassemblement précoce des joueuses, le staff technique doit d’abord reconstruire les bases physiques avant d’aborder les aspects tactiques. « Comme on n’a pas eu, en tant que tel, un championnat, et on n’a pas pu rassembler les joueuses très tôt, on doit les remettre en forme physiquement et après on va enchaîner avec le côté tactique », explique la technicienne. Des compétitions sont également envisagées pour évaluer le niveau du groupe et ajuster les derniers réglages avant décembre.
Retrouver le rythme du haut niveau africain
Au basketball 3×3, chaque seconde compte. L’intensité, l’explosivité et l’endurance sont indispensables pour tenir durant les dix minutes d’une rencontre. « Dix minutes de jeu ressemblent à trois heures de compétition, car vous allez voir que ça va vite et il faut être en forme », insiste la coach. Consciente de l’évolution du 3×3 sur le continent, elle reconnaît le retard accumulé par le Togo face aux nations qui ont poursuivi les compétitions. « Il faut qu’on travaille très fort pour pouvoir rattraper les autres qui ont continué les compétitions. Nous, on est un peu restés en arrière, donc il faut beaucoup de technique », admet-elle. L’objectif est clair : permettre aux joueuses d’atteindre le niveau physique et tactique nécessaire pour affronter leurs adversaires sans crainte. La tâche ne sera pas facile, prévient Pierrette Tossou Afanwoubo, qui connaît la progression de certaines sélections africaines. À Madagascar, la sélection nationale du Togo devra donc conjuguer héritage de 2018, travail et solidarité pour espérer écrire une nouvelle page de leur histoire continentale.
Mawusse MELEGNA

