L’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST) dénonce l’agression dont a été victime le journaliste-reporter Justin-Kris GBETANU lors de la demi-finale aller du championnat national de deuxième division (D2), disputée le dimanche 4 octobre 2026 entre l’ASFOSA et la Jeunesse Club d’Agoè-Nyivé (JCA).
Selon l’AJST, le confrère a été pris à partie par un groupe de cinq spectateurs se présentant comme des supporters de la JCA, alors qu’il se trouvait sur le terrain pour assurer la couverture médiatique de la rencontre.
Les faits se seraient produits après le deuxième but de l’ASFOSA, dans un contexte de tension accrue dans les tribunes. Positionné le long de la ligne de touche, face à la tribune officielle, Justin-Kris GBETANU aurait été interpellé par un individu vêtu d’une chemise blanche et portant un chapeau bleu. Celui-ci lui aurait demandé les raisons de sa présence à cet endroit, lui reprochant notamment de ne pas être supporter de la JCA.

Le journaliste n’ayant pas répondu à cette interpellation, l’individu aurait alors lancé des projectiles dans sa direction. D’après l’AJST, le confrère a été touché au poignet et blessé. Son appareil photo ainsi que son ordinateur ont également été endommagés au cours de l’incident.
Dans son communiqué, l’AJST condamne cette agression et rappelle la nécessité de garantir aux professionnels des médias des conditions de travail sécurisées lors des rencontres sportives.
L’association appelle par ailleurs les responsables des clubs, notamment ceux de la JCA, à sensibiliser leurs supporters au respect des journalistes et reporters présents dans les stades. Elle insiste sur les valeurs de fair-play, d’élégance et de respect qui doivent accompagner les compétitions sportives.
L’AJST exprime enfin son soutien à Justin-Kris GBETANU et annonce son intention de saisir la Fédération Togolaise de Football (FTF). L’objectif est notamment de permettre que l’auteur présumé des faits, que l’association estime facilement identifiable, puisse répondre de ses actes et que les dommages causés au journaliste soient réparés.
Hervé AKAKPO

