L’arbitrage togolais, à travers Jonathan Ahonto, est présent à la 35ème édition de la coupe d’Afrique des nations de football CAN Maroc 2025. Avant de s’envoler pour le royaume chérifien où il aura la noble mission, pour une seconde fois, de représenter autant le football togolais que son arbitrage, cet enfant de la balle a confié ses ambitions et son état d’esprit dans cet entretien exclusif.
L’Equipe sportive : Félicitations pour votre sélection à la CAN 2025 ! Que représente pour vous cette nouvelle convocation ?
Jonathan Ahonto : C’est un honneur et une grande fierté d’être à nouveau sélectionné pour une compétition d’une telle envergure. C’est une responsabilité que je prends très au sérieux.
Vous êtes à nouveau le seul représentant togolais à cette compétition. Comment vivez-vous cette responsabilité ?
C’est une grande responsabilité, mais je la porte avec humilité. Représenter son pays à ce niveau est un défi que je suis prêt à relever avec sérieux.
Revenons un peu en arrière : qu’est-ce qui vous a motivé à devenir arbitre, et plus précisément arbitre assistant ?
Mon intérêt pour l’arbitrage est né en observant mon père, lui-même arbitre. C’est ce lien familial qui m’a donné l’envie de m’y engager. Quant à l’option d’arbitre assistant, elle s’est imposée naturellement, en lien avec mes aptitudes techniques et physiques.
Pouvez-vous nous raconter les grandes étapes de votre parcours jusqu’au niveau international ?
J’ai commencé à Mango avec les cours d’arbitrage, puis j’ai poursuivi à Atakpamé où j’ai obtenu mon premier grade et dirigé mon tout premier match. Ensuite, je suis arrivé à Lomé après mon BAC 2 pour continuer mes études et mon évolution en arbitrage. J’obtiens le grade District en 2011 , ceux des niveaux Ligue et fédéral respectivement en 2013 et en 2015. C’est en 2020 que j’ai été admis sur la liste des arbitres FIFA pour le compte du Togo.
Quel match vous a le plus marqué dans votre carrière d’arbitre ? Pourquoi ?
Pour moi, chaque match est important. J’aborde tous les matchs avec la même concentration, la même exigence et le même engagement, quel que soit l’enjeu.
Quelles sont, selon vous, les qualités essentielles pour exceller comme arbitre assistant au haut niveau ?
La concentration, la rapidité de réaction, une excellente condition physique, et la capacité à travailler en équipe.
Comment se prépare-t-on pourune compétition comme la CAN ?
Physiquement, je suis un programme d’entraînement des coachs physiques de la CAF avec l’appui des coachs physiques locaux. Techniquement et mentalement, je travaille la gestion du stress et la visualisation des situations de jeu avec notre chef de département, M. Djaoupe Claude. Le visionnage de matchs et l’analyse d’erreurs passées font aussi partie de la préparation.
Quels sont vos objectifs personnels pour cette CAN 2025 au Maroc ?
Mon objectif principal est de contribuer à la réussite de la compétition en faisant des performances irréprochables ; montrer à travers mes prestations une bonne image de l’arbitrage africain en général et togolais en particulier. Je souhaite surtout aller le plus loin possible dans la compétition et faire mieux que lors de ma première participation.
Avez-vous un rêve ou une ambition encore plus grande dans votre carrière d’arbitre ?
Naturellement, comme tout arbitre, officier un jour lors d’une Coupe du Monde senior reste le rêve ultime.
Quel message souhaitez-vous adresser à la jeunesse togolaise qui s’intéresse à l’arbitrage ?
Je leur dis volontiers ceci : croyez en vous, travaillez avec sérieux et discipline. Le Togo a besoin de jeunes arbitres engagés pour faire rayonner notre football.
Hervé AKAKPO

