Du 7 au 10 août 2025, le terrain du lycée Maman N’danida de Kara accueille un événement sportif pas comme les autres : le Tournoi de la Paix, Festival Pom’bo 2025. Ce rendez-vous de volleyball, au-delà de la compétition, se veut un véritable levier de sensibilisation pour promouvoir la paix, le vivre-ensemble et la coopération entre civils et forces de défense et de sécurité (FDS).
Un tournoi aux allures de mission citoyenne
Dans un contexte où les tensions sociales et les menaces sécuritaires peuvent fragiliser la cohésion nationale, les organisateurs ont voulu frapper fort. Le tournoi réunit huit équipes masculines et cinq féminines, issues à la fois des rangs militaires et de la société civile. Parmi les participants : la Police nationale, la Gendarmerie nationale, le Régiment Parachutiste Commando (RPC), la 6e Compagnie de Pya, ainsi que des clubs civils comme Camille Volleyball de Dapaong, Phénix Volleyball de Lomé, Lions Volleyball de Kara et Kara Volleyball Club.

Cette volonté de mélanger civils et FDS dans un même esprit de sport et de fraternité est saluée par Aliti Bassa, président du comité d’organisation :
« Une collaboration franche et sincère entre les FDS et les civils permettra de débusquer les ennemis intérieurs et extérieurs. »

Un enjeu de sensibilisation à l’ère des réseaux sociaux
Au-delà du sport, le Festival Pom’bo 2025 entend aussi sensibiliser la jeunesse sur la nécessité d’une vigilance citoyenne face à la désinformation. « Nous sommes à l’heure des réseaux sociaux, et l’information est difficilement contrôlable. Il faut sensibiliser sur la manière de réagir aux contenus qui circulent », insiste Aliti Bassa. Pour lui, il est essentiel que les citoyens apprennent à distinguer le vrai du faux pour éviter les réactions hâtives et parfois dangereuses.
Un objectif clair : renforcer la confiance
L’un des principaux objectifs du tournoi est d’encourager une meilleure perception des forces de défense et de sécurité par la population. « Lorsque la population civile sera désormais en contact avec les FDS, il faudra qu’elle soit plutôt rassurée », affirme le président du comité. En multipliant les échanges dans un cadre convivial et sportif, les organisateurs espèrent ainsi renforcer la confiance mutuelle.

Le Tournoi de la Paix de Kara s’impose donc comme un modèle de dialogue par le sport. Une initiative salutaire qui allie passion, patriotisme et pédagogie dans une région stratégique du pays.
Hervé AKAKPO

