Le samedi 31 janvier, le siège du Comité National Olympique du Togo (CNO Togo) à Lomé a accueilli un séminaire de formation destiné aux membres du bureau exécutif de la Fédération Togolaise de Volleyball (FTVB) et de la Ligue de Volleyball du Grand Lomé. L’objectif est de renforcer les compétences en management sportif pour professionnaliser la gouvernance et améliorer la performance du volleyball au Togo.
Même si la plupart des membres du bureau exécutif de la fédération et de la ligue d’anciens volleyeurs, « il faut quand même qu’on retourne à l’école de la gestion du volleyball et rien ne peut marcher si on n’est pas bien formé. », insiste Noël Tadegnon, président de la FTVB. L’idée centrale est d’apprendre de nouveaux outils de management, renouer avec des valeurs professionnelles et acquérir des savoir-faire indispensables pour atteindre les objectifs fixés.

« Nous avons planifié depuis l’année dernière des sessions de formation pour nous-mêmes en tant que membres du bureau exécutif de la Fédération et à l’endroit des membres des ligues. C’est une première », rappelle le président Tadegnon.
Le contenu de la journée a inclus plusieurs volets pratiques et institutionnels. Le représentant du ministère délégué de la Jeunesse et des Sports, Maurice Abalo, a présenté les textes en vigueur relatifs à la gestion des sports au Togo et expliqué les modalités de collaboration entre fédérations et tutelle, ainsi que l’importance du compte rendu systématique. Le Comité National Olympique est intervenu sur les questions de dopage et de nutrition — thèmes jugés essentiels pour la protection des athlètes et la crédibilité des compétitions. Dr Damien Kouvahey, président de la commission médicale et anti-dopage au CNO Togo, a insisté sur la prévention et l’éducation des clubs face aux dangers du dopage, mais aussi sur les bénéfices sanitaires du volleyball. « Le volleyball aide les femmes à lutter contre le cancer du sein », a souligné Noël Tadegnon en citant l’intervention de Dr Kouvahey et pour cela son institution s’engage à mobiliser les jeunes filles vers la pratique du volleyball, non seulement de façon compétitive mais aussi comme activité de maintien favorisant la prévention.
La formation a également abordé les relations internationales. L’ancien président de la FTVB, Yaovi Babanawo, fort de son expérience au sein de la Confédération Africaine de Volleyball et de la Fédération Internationale, a clarifié le fonctionnement des instances internationales. Noël Tadegnon a rappelé un point culturel important : « au volleyball, quand on va par exemple à une réunion, on ne donne pas de l’argent, on ne donne pas de perdiem. La Fédération Internationale priorise le président, il invite le président et il y va, il travaille et il revient. » Ces éclairages visent à corriger des idées reçues et à mieux préparer les délégations togolaises aux échanges internationaux.
Enfin, la dimension humaine et organisationnelle a été traitée par Yao Amecy, formateur international et ancien président de ligue, qui a animé des sessions sur la cohésion et le travail d’équipe. Un icebreaker a déjà permis de prendre des décisions et de souligner qu’« il n’est pas forcément la majorité qui a raison » : l’écoute et la qualité des échanges sont essentielles pour des décisions efficaces.
Le président Tadegnon a conclu en réaffirmant l’importance de pérenniser ces actions : « On a eu raison d’organiser cette formation qui, je l’espère, va être pérennisée. On va pouvoir dupliquer ça, intégrer aussi les autres ligues… ». Pour la FTVB, la montée en compétences des dirigeants est une condition sine qua non pour que l’effort des joueurs sur le terrain se traduise par des résultats durables.
Mawusse MELEGNA

