Les 18 et 19 février 2026, le stade de Kégué à Lomé a été le théâtre d’une démonstration éclatante de résilience, de talent et de détermination à l’occasion des championnats nationaux de para-athlétisme organisés par la Fédération Togolaise des Sports Paralympiques (FETOSPA).
Sous le regard du ministre délégué en charge de la Jeunesse et des Sports, Dr Abdul Fahd Fofana, la compétition a mis en lumière des athlètes dont les performances ont suscité admiration et respect. Dr Fofana a salué « la performance des para-athlètes malgré leur handicap », soulignant la force mentale et physique dont ils ont fait preuve.

Des épreuves intenses et des champions au rendez-vous
Pendant deux jours, plusieurs épreuves étaient au programme, couvrant différentes catégories et classifications :
100m T11; 1500m T12/13 hommes
1500m T37 hommes, remporté par Komi Akouta; 1500m T46/47 hommes, dominé par Agossou Hayibo de Tsévié; Longueur T46/47 et T13 hommes
Poids F12 femmes, F11/12 hommes et F40/41 hommes; Disque F56/57 femmes, remporté par Koumealo Kabassa; Disque F56/57 hommes, gagné par Moudachirou Sebabi;
Javelot F57 femmes et F56/57 hommes;
Hauteur, remportée par Ayao Kansa.

Sur la piste comme dans les aires de lancer et de saut, les performances ont confirmé la progression du para-athlétisme togolais. Les duels ont été intenses, les chronos encourageants et les lancers spectaculaires, traduisant un travail technique en constante évolution.
Un bilan positif, mais des défis persistants
Pour le président de la FETOSPA, Marc Analeme, le bilan est globalement satisfaisant : « C’est un bilan positif, parce que les objectifs que nous avons prévus, planifiés, ont été atteints. Sur le plan des compétitions, elles se sont bien déroulées et nous sommes satisfaits. »
Toutefois, il n’a pas manqué de relever certains défis majeurs. Le premier reste la mobilisation du public : « Le seul défi, peut-être, c’est toujours le défi de la mobilisation autour de ce sport. Je crois qu’il y a encore du travail à faire à ce niveau, pour qu’aux prochains Jeux, on ait vraiment beaucoup d’affluence. »
Même si l’affluence a été supérieure à celle de l’année précédente, le président estime que des efforts supplémentaires sont nécessaires, notamment en matière de communication et de sensibilisation.

Le défi du matériel et du professionnalisme
Au-delà de la mobilisation, la question du matériel adapté et moderne demeure cruciale. Avec six ligues paralympiques à travers le pays, la FETOSPA souhaite renforcer le travail à la base :
« Nous avons des soucis de matériels… il nous faut les doter de matériels pour que le travail puisse se faire aussi à la base. »
Marc Analeme insiste également sur la nécessité d’un accompagnement technique plus soutenu :
« Le niveau technique, il nous faut encore plus de travail. Il faut aussi du matériel performant parce que le niveau dépend aussi du matériel, de l’équipement. (…) Il faut aussi que les techniciens travaillent davantage avec nos athlètes, soient patients avec eux. »
Pour lui, la progression des performances passe par un encadrement patient, des équipements de qualité et une structuration renforcée dans les régions, où le potentiel humain est bien réel.

Un message d’espoir pour le para-athlétisme togolais
Ces championnats nationaux 2026 auront ainsi été bien plus qu’une simple compétition. Ils constituent un signal fort : le para-athlétisme togolais avance et affirme son ambition.
Entre performances remarquables, reconnaissance institutionnelle et volonté affichée d’amélioration, la FETOSPA pose les bases d’un avenir prometteur pour ses athlètes.
Mawusse MELEGNA

