La Commission de Discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a rendu une décision ferme à l’encontre du Semassi FC, à la suite des incidents graves survenus récemment lors de la rencontre face à l’AS Tambo et documentés par des éléments probants versés au dossier.
Selon la décision officielle, la Commission s’est appuyée notamment sur des supports vidéo attestant de l’ampleur des violences impliquant des joueurs, des officiels ainsi que des supporters du club.
Ces faits, jugés d’une gravité exceptionnelle, portent atteinte à l’intégrité physique des acteurs du jeu et ternissent l’image du football national.
La Commission souligne également l’urgence de la situation, dans un contexte marqué par la reprise imminente du championnat national de première division, prévue pour le 22 février 2026. Face aux risques potentiels et afin de prévenir tout préjudice irréparable, elle invoque l’article 49.1 du Code disciplinaire pour justifier l’adoption de mesures conservatoires immédiates.
Interdiction provisoire du stade de Sokodé
Dans sa décision, la Commission de Discipline indique que Semassi FC est frappé d’une interdiction provisoire de disputer ses matchs à domicile au Stade Municipal de Sokodé, et ce, à compter de la notification officielle de la sanction.
À titre conservatoire, toutes les rencontres à domicile du club sont désormais délocalisées au Stade Municipal de Tsévié. En cas d’indisponibilité de cette enceinte, les matchs seront programmés dans l’un des stades de Lomé, selon les disponibilités calendaires fixées par la FTF.
Des mesures en attendant une décision définitive
La Commission précise que ces dispositions resteront en vigueur jusqu’au prononcé de la décision définitive sur le fond de l’affaire. Un cadre disciplinaire adapté sera ainsi maintenu durant toute la période d’instruction afin de garantir la sécurité des prochaines rencontres et d’assurer la sérénité de la compétition.
Cette décision envoie un signal fort quant à la volonté des instances dirigeantes de protéger l’intégrité du championnat et de lutter contre toute forme de violence dans les stades togolais. Le dossier reste donc en cours d’examen, et une sanction définitive pourrait intervenir dans les prochaines semaines.
Hervé AKAKPO

