Jeux du Commonwealth Glasgow 2026 : Yoagbati Makman s’arrête dès les qualifications du 800 m et mesure l’écart avec le très haut niveau
L’aventure de Yoagbati Makman aux Jeux du Commonwealth de Glasgow 2026 s’est arrêtée dès les séries du 800 mètres. Engagé ce mardi 28 juillet dans la quatrième et dernière série des qualifications, l’athlète togolais n’a pas réussi à décrocher son billet pour les demi-finales face à une concurrence particulièrement relevée.

Makman a terminé à la sixième place de sa course avec un chrono de 1 min 49 s 90. Une performance insuffisante dans une série extrêmement rapide où les quatre premiers ont tous couru en 1 min 45 s pour se qualifier au tour suivant.

À l’issue de sa course, le demi-fondeur togolais n’a pas caché sa déception, tout en reconnaissant la supériorité du plateau.
« La course a été vraiment rapide avec un peu de contacts. Le peloton est parti très vite et je n’ai pas pu les rattraper. Ça a cassé mon rythme. Je rends grâce à Dieu, j’ai quand même pu terminer. Il reste encore beaucoup de travail pour rivaliser avec eux. C’étaient vraiment les meilleurs du monde et les chronos étaient impressionnants. Je viens de voir que j’ai couru en 1’49 », a-t-il confié.

L’athlète explique également qu’il est actuellement en pleine évolution technique, un changement qui demande encore du temps avant de produire tous ses effets.
« Cette année, je suis en train de transformer ma technique de course. Avec du travail et en poursuivant dans cette voie, je pense pouvoir progresser petit à petit. »
Cette première participation à un rendez-vous de ce niveau lui a surtout permis de mesurer les exigences du sport de très haut niveau.

« Le haut niveau, ça ne blague pas. Les autres sont prêts en permanence. Ce n’est que du travail. Il faisait froid, mais ce n’est pas une excuse puisque tout le monde était dans les mêmes conditions. Je dois encore beaucoup travailler, surtout m’habituer à leur rythme d’entraînement, qui est différent du mien. C’est cela qui fait la différence. »

Pour franchir un nouveau palier, Yoagbati Makman estime qu’il devra désormais évoluer au sein d’un environnement plus compétitif.
« Je pense que je dois trouver un groupe d’entraînement où je pourrai suivre le rythme et m’améliorer. Être au quotidien avec des athlètes de ce niveau permet d’observer leur discipline, leurs habitudes et leur manière de travailler. C’est en les côtoyant que je pourrai continuer à progresser. »
Malgré cette élimination, cette expérience écossaise constitue une étape importante dans le parcours du Togolais. Face à une opposition de très haut niveau mondial, Yoagbati Makman repart avec des enseignements précieux et une conviction : pour réduire l’écart avec l’élite internationale, il faudra encore davantage de travail, d’exigence et un environnement d’entraînement adapté.
Envoyé Spécial,
Aimé Lebon EKPE

