Il y a des défaites qui font particulièrement mal. Celle concédée ce dimanche à Abidjan par l’ASCK en fait partie. Les Chauffeurs de la Kozah avaient pourtant fait le plus difficile en ouvrant le score face à l’ASEC Mimosas. Mais en l’espace de quelques minutes, tout a basculé.
Après le nul 1-1 concédé à Lomé lors du match aller, l’ASCK savait qu’elle devait réaliser un gros coup au Stade Félix Houphouët-Boigny pour poursuivre son aventure en Ligue des Champions africaine. Les hommes de Yelato Silué ont longtemps cru tenir leur pari.
À la 45e minute, Yendoubouame Yabouri surgit et donne l’avantage au club togolais sur un centre qui lobe le portier ivoirien , Ayayi Folly Charles. Une ouverture du score contre le cours du jeu puisque ce sont les locaux qui se sont procurés les plus nettes occasions de cette première période.
Au retour des vestiaires, l’ASEC Mimosas revient avec de meilleures intentions. À la 59e minute, les Ivoiriens obtiennent un penalty après une faute de Kokouvi Amekoudzi. Le joueur togolais est exclu sur l’action. Olivier Sou D’Avila Junior transforme et remet les deux équipes à égalité.
À dix contre onze, la tâche devient alors beaucoup plus compliquée pour l’ASCK. Les Togolais résistent, mais finissent par céder une nouvelle fois.
À la 68e minute, l’ASEC obtient un deuxième penalty. Olivier Sou D’Avila Junior prend encore ses responsabilités et ne tremble pas. Son doublé permet aux Mimosas de renverser complètement la situation et de s’imposer 2-1.
Le coup de sifflet final met fin aux espoirs togolais. L’ASCK quitte la Ligue des Champions dès le premier tour préliminaire, après un parcours qui s’achève une nouvelle fois à Abidjan.
Comme en 2024, le Stade Félix Houphouët-Boigny aura donc été le théâtre d’une nouvelle désillusion pour les Chauffeurs de la Kozah. Cette fois encore, le deuxième tour était à portée de main. Mais après avoir mené au score, l’ASCK a vu son avantage disparaître en seconde période, jusqu’à laisser filer définitivement sa qualification.
Hervé AKAKPO

