La troisième édition de la MIABE CAN a officiellement pris fin samedi avec le sacre de la RDA, vainqueur du Cameroun en finale sur le score de 3 buts à 0. Au terme de cette nouvelle édition, le promoteur de la compétition, Atik Traoré, se dit largement satisfait du déroulement du tournoi et se projette déjà vers la quatrième édition.
Pour lui, cette troisième édition a tenu toutes ses promesses, aussi bien sur le plan sportif qu’en matière d’organisation et de mobilisation du public.
« Mes impressions sont tout sauf négatives. Il y a eu de très belles choses qui se sont passées. Je pense que c’est une troisième édition qui a réussi, tout simplement », a-t-il déclaré au terme de la compétition.
Cette satisfaction intervient après plusieurs semaines de rencontres qui ont permis aux différentes communautés africaines présentes au Togo de se retrouver autour du football. La MIABE CAN s’est également distinguée cette année par plusieurs initiatives destinées à offrir davantage de visibilité aux jeunes talents.
Une distinction individuelle qui fait plaisir au promoteur
Atik Traoré a également été récompensé sur le plan individuel. Avec cinq buts inscrits, il termine meilleur buteur de cette troisième édition, malgré l’élimination de son équipe dès les huitièmes de finale.
Une performance que la capitaine du Togo apprécie particulièrement, d’autant qu’il avait abordé la compétition sans véritablement viser une récompense individuelle.
« Je suis content parce que, sans mentir, cette année, quand on commence la compétition, même avec mes compatriotes, je leur ai dit que cette année, je ne viens pas forcément pour finir meilleur buteur ou quoi que ce soit, parce que j’ai beaucoup de blessures », explique-t-il.
Malgré ces difficultés, le promoteur-joueur a réussi à se montrer efficace devant les buts et à terminer en tête du classement des buteurs.
« Au final, on tombe en huitième de finale et je finis avec cinq buts. Et malgré que je tombe en huitième de finale, je finis comme meilleur buteur. C’est louable. Donc, en réalité, ça fait plaisir, c’est juste ça », ajoute-t-il.
« C’est grâce aux fans aussi que Miabe CAN continue d’exister »
Au-delà de sa performance personnelle, Atik Traoré retient surtout la mobilisation du public. La présence des supporters tout au long de la compétition constitue, selon lui, un élément essentiel à la pérennité du projet.
« Dans un premier temps, je tiens à les remercier d’avoir répondu présents cette année. Ils ont été présents du début jusqu’à la fin, et c’est grâce à eux aussi que Miabe CAN continue d’exister », souligne le promoteur.
Fort de cet engouement, Atik Traoré assure que l’organisation entend poursuivre ses efforts pour proposer une compétition encore plus attractive lors de la prochaine édition.
« Nous, de notre côté, comme on a l’habitude de le faire, on promet de tout mettre en place pour que ça se passe encore mieux l’année prochaine », promet-il.
De nouvelles innovations pour la quatrième édition
La quatrième édition devrait notamment être marquée par de nouvelles innovations destinées à améliorer l’expérience des joueurs et du public. Le promoteur veut également poursuivre les initiatives en faveur des jeunes footballeurs.
L’une des nouveautés particulièrement appréciées cette année concerne la récompense attribuée au meilleur jeune joueur, qui bénéficie d’un billet d’avion aller-retour pour la Côte d’Ivoire afin d’y passer un test de détection.
Pour Atik Traoré, ce type d’initiative donne une dimension supplémentaire à la compétition.
« Ce sont des choses qui attirent aussi, qui font du bien à la jeunesse », estime-t-il.
La VAR, une possibilité pour l’avenir
Interrogé sur la possibilité d’introduire la VAR lors des prochaines éditions, le promoteur reconnaît que le projet mérite réflexion. La principale difficulté réside dans les contraintes liées à l’utilisation officielle de cette technologie.
« Le problème, c’est que nous, ici, c’est avec les arbitres de la Fédération, de la Ligue, et malheureusement, on n’a pas le droit d’utiliser une VAR bricolée », explique-t-il.
Pour lui, l’utilisation de la VAR doit répondre à certaines exigences, notamment en matière de certification des arbitres.
« Si on doit utiliser une VAR, il faut que ce soit la vraie VAR. Et si on a la vraie VAR, il n’y a qu’un seul arbitre qui est certifié VAR, donc ça va être très, très compliqué », poursuit Atik Traoré.
Le promoteur n’écarte toutefois pas l’idée d’une solution alternative, tout en reconnaissant que celle-ci doit encore être étudiée.
« On ne sait pas. On va réfléchir, mûrir l’idée et on verra », indique-t-il.
Atik Traoré reconnaissant envers les sponsors
La réussite de la MIABE CAN repose également sur l’accompagnement de plusieurs partenaires. À l’issue de cette troisième édition, le promoteur leur adresse ses remerciements pour leur fidélité et leur soutien.
« Merci aux sponsors, qui sont toujours derrière nous depuis le début », lance-t-il, en citant notamment Mourache, Smart House Electronique, CECT, IBEMAT et YAS, qui a rejoint l’aventure cette année.
Pour Atik Traoré, l’organisation d’un tel événement nécessite l’implication de plusieurs acteurs.
« Un projet comme ça, je ne pourrais pas le faire seul. Grâce à eux, si on arrive à le faire, et franchement, merci à eux », reconnaît-il.
Avec le sacre de la RDA, une finale devant un public nombreux, cinq buts pour son promoteur et plusieurs initiatives en faveur de la jeunesse, la troisième édition de la MIABE CAN s’achève donc sur une note positive. Atik Traoré et son équipe ont désormais les yeux tournés vers la quatrième édition, avec l’ambition de faire encore mieux, d’apporter de nouvelles innovations et de donner davantage d’envergure à cette compétition dédiée aux communautés africaines vivant au Togo.
Hervé AKAKPO

