La Fédération Nationale de Basketball du Togo (FNB Togo) a une nouvelle fois démontré que le sport peut être un puissant levier d’éducation et d’insertion socio-professionnelle. Les mercredi 18 et jeudi 19 février 2026, le terrain de basketball du Stade omnisports de Lomé a vibré au rythme d’un mini camp pas comme les autres.
Destiné aux catégories U14 et U16 le mercredi, puis aux U18 le jeudi, ce regroupement a conjugué perfectionnement technique et apprentissages pratiques, dans une ambiance conviviale et formatrice.

Le basketball, mais pas seulement…
Au-delà des exercices tactiques, des ateliers de dribbles, de tirs et de cohésion d’équipe, la FNB Togo a innové en intégrant deux modules inattendus : le tissage de filets de panier et la prise et le montage photo-vidéo.
Une initiative saluée par les jeunes participants, curieux et engagés tout au long des ateliers.
Selon Amah Typamm, chargé de compétition des jeunes, cette démarche s’inscrit dans une vision plus large :
« La Fédération a jugé bon de rassembler les enfants pour leur montrer comment faire du tissage, comment prendre et monter des vidéos et photos, pour que ça puisse les servir dans la vie. Vous n’êtes pas sans savoir que le filet qu’il y a sur les cerceaux, nous payons pour les tisser. Ces jeunes, s’ils apprennent à le faire, ça peut être une activité génératrice de revenus pour eux. Il y a différentes manières de les aider dans leur vie. »

Apprendre à tisser pour entreprendre
L’atelier de tissage dirigé par Arris Gnama a particulièrement marqué les esprits. En apprenant à confectionner les filets qui ornent les cerceaux de basketball, les jeunes ont découvert un savoir-faire concret, directement utile aux clubs et infrastructures sportives.
Une compétence qui, au-delà du terrain, peut devenir une activité génératrice de revenus. Une manière intelligente de relier sport et
entrepreneuriat local.
À l’ère du numérique : former aux métiers de demain
Le second atelier, consacré au montage photo et vidéo, a plongé les jeunes dans l’univers de la création digitale.
« Nous sommes à l’ère du numérique. Ces jeunes savent faire des photos et vidéos, mais leur apprendre à mieux s’en servir va les aider dans la vie car il y a beaucoup de métiers », a souligné Amah Typamm.
Encadrés par Yacine Bonfoh, les participants ont appris les bases du cadrage, du montage et de la valorisation des images sportives. Une compétence essentielle dans un monde où la communication digitale occupe une place centrale.
Un engouement total et un esprit de groupe renforcé
Le mini camp a enregistré le maximum de participants, près d’une centaine de participants durant chaque journée, preuve de l’intérêt grandissant des jeunes pour les activités structurées autour du basketball.
« Les jeunes ont apprécié l’atelier de tissage, celui des montages photo-vidéos et l’esprit de groupe qu’il y avait sur le terrain. On a eu le maximum de participants et ils sont contents de prendre part à ce mini camp », s’est réjoui le chargé de compétition des jeunes.
L’ambiance était marquée par la solidarité, la discipline et la soif d’apprendre. Sur le terrain comme dans les ateliers, les jeunes ont montré un réel enthousiasme.
Une vision d’avenir pour le basketball togolais
Ce mini camp illustre une nouvelle dynamique : faire du basketball un outil de formation globale.
Et la FNB Togo ne compte pas s’arrêter là.
« Pour l’avenir, on aura d’autres thèmes qui vont entourer le basket pour que ça puisse encourager les autres », a annoncé Amah Typamm.
En intégrant des compétences techniques, artisanales et numériques à ses programmes, la Fédération pose les bases d’un basketball togolais plus inclusif, plus éducatif et résolument tourné vers l’avenir.
Au stade omnisports de Lomé, ces deux journées n’ont pas seulement formé des basketteurs. Elles ont semé les graines d’une génération polyvalente, créative et prête à saisir les opportunités de demain.
Mawusse MELEGNA

