UFOA-B U17 : Le Togo éliminé, Maurice Noutsoudjè pointe les insuffisances de la préparation
Le parcours des Éperviers cadets au tournoi qualificatif de l’UFOA-B U17 pour la CAN 2027 s’arrête dès la phase de groupes. Battue par le Ghana (0-1) lors de sa première sortie, la sélection togolaise a concédé une deuxième défaite consécutive face au Burkina Faso, pays hôte, sur le même score. Une nouvelle contre-performance qui scelle son élimination avant même la dernière journée.
Le miracle n’aura donc pas eu lieu pour les jeunes Togolais. Opposés aux Étalons cadets, les hommes de Maurice Noutsoudjè n’ont pas réussi à inverser la tendance après leur revers initial face aux Ghanéens. Malgré leur résistance, ils ont fini par céder devant les Burkinabè, compromettant définitivement leurs chances de qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations U17.

La dernière rencontre face au Bénin, prévue le 16 octobre prochain, sera désormais sans enjeu qualificatif pour les Éperviers cadets. Elle constituera néanmoins une occasion de sauver l’honneur et de terminer le tournoi sur une note positive.
Maurice Noutsoudjè évoque la fatigue et les difficultés défensives
Au terme de la rencontre face au Burkina Faso, le sélectionneur national, Maurice Noutsoudjè, a livré son analyse de cette nouvelle défaite. Le technicien togolais a notamment relevé les difficultés physiques de ses joueurs en seconde période, ainsi que leur incapacité à conserver suffisamment le ballon pour mettre l’adversaire en difficulté.
« On se retrouve un peu émoussé physiquement en deuxième partie, puisque le Burkina a pris les balles à son compte dès l’entame de la deuxième partie. On n’a pas su asseoir le jeu pour pouvoir le déranger », a-t-il expliqué.
Le sélectionneur estime que ses joueurs ont longtemps réussi à contenir les offensives adverses avant de finir par céder. Il a également évoqué la sortie sur blessure d’un défenseur central, un événement qui aurait fragilisé l’arrière-garde togolaise et facilité l’arrivée du but burkinabè.
Cette défaite met ainsi en évidence les limites d’une équipe qui, malgré ses efforts défensifs, n’a pas réussi à maintenir son organisation jusqu’au terme de la partie.
Une préparation jugée insuffisante
Au-delà du résultat enregistré sur le terrain, Maurice Noutsoudjè a surtout insisté sur les difficultés rencontrées dans la préparation de cette sélection. Le technicien a regretté le manque de compétitions régulières pour les jeunes joueurs au niveau national, estimant que les tournois ponctuels ne suffisent pas à préparer une équipe aux exigences d’une compétition internationale.
« D’habitude, nos préparations ne sont pas bonnes. \(…\) Il y a des préalables qu’il faut faire pour ne pas se retrouver dans l’improvisation. Spécialement cette année, les choses ne se passent pas très bien », a-t-il déclaré.
Le sélectionneur a reconnu les efforts consentis par la Fédération togolaise de football (FTF) et le ministère chargé des Sports pour accompagner cette catégorie, notamment à travers l’organisation d’une compétition sur l’ensemble du territoire national. Il considère toutefois que ces initiatives ne peuvent remplacer un championnat de jeunes régulier, offrant aux joueurs davantage de temps de jeu et une progression continue.

« Il ne faut pas regarder les compétitions des jeunes là, qui donnent la chance à un enfant de faire trois, quatre matchs au bout d’une année et prétendent prendre ce garçon pour faire des compétitions de haut niveau. Les compétitions de ce genre \(…\) ne remplacent jamais une compétition à proprement parler », a-t-il souligné.
Pour Maurice Noutsoudjè, le manque de rythme et l’insuffisance du travail préparatoire ont pesé sur la capacité de son groupe à rivaliser avec les sélections engagées dans ce tournoi de l’UFOA-B.
Le chantier de la formation des jeunes relancé
Cette élimination remet au centre des débats la question de la formation et de la compétitivité des jeunes footballeurs togolais. Si les efforts d’encadrement et les initiatives de détection sont nécessaires, leur efficacité dépend également de la régularité des compétitions, de la qualité des entraînements et du temps de jeu accordé aux jeunes talents.
Les propos du sélectionneur mettent ainsi en lumière des difficultés structurelles qui dépassent les deux défaites enregistrées au Burkina Faso. Pour espérer de meilleurs résultats lors des prochaines échéances, la mise en place d’un cadre de compétition plus régulier apparaît comme un enjeu majeur.
En attendant, les Éperviers cadets devront disputer leur dernier match contre le Bénin le 16 octobre. Une rencontre sans incidence sur leur qualification, mais qui leur offrira une ultime occasion de montrer un autre visage avant de tirer les enseignements de cette campagne manquée.
Hervé AKAKPO

