Jeux du Commonwealth Glasgow 2026: AKPAKI Deladem trace la route et se projette sur Los Angeles 2028 et Brisbane 2032
Pour sa toute première participation aux Jeux du Commonwealth, le Togo quitte Glasgow avec une expérience riche en enseignements. Si les résultats sportifs n’ont pas permis de décrocher de médailles, le président du Comité National Olympique et Commonwealth Games Association (CNO-CGA Togo), Akpaki Deladem, retient avant tout les progrès réalisés dans la construction d’une nouvelle génération d’athlètes et affiche une vision résolument tournée vers l’avenir.
Interrogé au terme du séjour de la délégation togolaise en Écosse, le président du CNO-CGA Togo s’est d’abord réjoui du bon déroulement de cette première participation historique.
« Globalement, le séjour s’est très bien passé. Nos athlètes et l’ensemble de la délégation ont eu un comportement exemplaire. Ils ont porté haut les couleurs du Togo et nous ne pouvons que nous féliciter de la qualité de cette première participation », a-t-il déclaré.
Sur le plan sportif, Akpaki Deladem reconnaît que les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes. Toutefois, il préfère replacer ces performances dans le contexte d’un vaste projet de reconstruction du sport de haut niveau togolais.
Selon lui, cette participation s’inscrit dans une stratégie à long terme menée par la Commission des athlètes de haut niveau, dirigée par le champion olympique Benjamin Boukpeti. Il a d’ailleurs salué l’engagement de ce dernier dans la mise en œuvre de cette nouvelle dynamique.
Le président souligne que la délégation togolaise était composée en grande majorité de très jeunes sportifs, engagés pour la première fois dans une compétition d’un tel niveau.
« En judo, nous avions des athlètes de 18 ou 21 ans. En athlétisme également, ce sont de très jeunes compétiteurs. Nous sommes dans une logique de construction avec un objectif clair : Brisbane 2032. Ces Jeux étaient leur premier grand test international », a-t-il expliqué.
Face à des adversaires parmi les meilleurs mondiaux, les représentants togolais ont acquis une expérience précieuse. Akpaki Deladem rappelle notamment que les judokas togolais, classés au-delà de la 300e place mondiale, ont affronté des adversaires figurant dans le Top 100, voire le Top 50 du classement international.
Malgré ces écarts importants, il estime que leurs prestations démontrent que le travail entrepris porte déjà ses premiers fruits.
« Mattheo et Médéric n’ont rien lâché. Ils sont allés jusqu’au bout de leurs combats. Cela montre que la stratégie mise en place sera payante si nous poursuivons nos efforts. »
Le président du CNO-CGA Togo lance ainsi un appel à l’ensemble des acteurs du sport togolais, notamment les médias, les encadreurs et les pouvoirs publics, afin qu’ils accompagnent durablement cette jeune génération vers les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, puis Brisbane 2032.
Revenant sur l’organisation de cette première participation du Togo aux Jeux du Commonwealth, quatre ans seulement après l’adhésion du pays à la famille du Commonwealth, Akpaki Deladem reconnaît que le défi était de taille.
Il explique que cette première expérience a nécessité d’importants efforts de mobilisation, notamment sur le plan financier et organisationnel. Malgré les difficultés, il se réjouit de la collaboration étroite entre le gouvernement togolais et le CNO-CGA Togo.
« Rien n’est facile. Comme les athlètes doivent travailler dur à l’entraînement, nous devons, de notre côté, convaincre et mobiliser les moyens nécessaires pour leur offrir les meilleures conditions possibles. Aujourd’hui, il existe une véritable synergie entre le gouvernement et le CNO-CGA Togo, et nous souhaitons qu’elle se renforce davantage. »

Le responsable olympique rappelle qu’avant cette reconstruction, le Togo ne disposait pas d’une véritable équipe olympique capable de rivaliser sur la scène internationale. Pour lui, les bases sont désormais posées et le travail se poursuivra afin d’améliorer progressivement les performances.
Cette première participation a également permis de mesurer l’exigence du très haut niveau mondial.
« Nous avons vu des délégations comme l’Afrique du Sud ou le Canada. Tout est organisé dans les moindres détails. On comprend qu’une telle compétition se prépare au moins deux ans à l’avance. »
À ce titre, il révèle que les préparatifs pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 sont déjà bien engagés, avec les premières réunions des chefs de mission et la mise en place progressive des équipes techniques.
Interrogé sur ses relations avec les différentes fédérations sportives, Akpaki Deladem écarte toute idée de conflit ou de susceptibilité. Il rappelle que la préparation olympique obéit avant tout aux règles de la Charte olympique et aux critères définis par les fédérations internationales.
« Ce sont les athlètes qui sont au centre de notre action. Leur sélection repose sur leur classement, les critères des fédérations internationales, mais aussi leur comportement et leur capacité à incarner les valeurs olympiques. »
Il précise que la Commission des athlètes de haut niveau assure également un important travail de coordination avec les différentes fédérations afin de construire une véritable équipe olympique nationale.
Pour conclure, le président du CNO-CGA Togo adresse un message aux autorités togolaises. Sans réclamer davantage qu’une continuité dans les efforts entrepris, il souhaite voir se renforcer l’engagement collectif autour du sport de haut niveau.
« Nous avons besoin de plus de synergie, de plus de complicité et de plus d’engagement afin de permettre à tous ces jeunes talents d’éclore et de porter encore plus haut les couleurs du Togo », a-t-il conclu.
Cette première participation du Togo aux Jeux du Commonwealth marque ainsi le début d’un nouveau cycle olympique. Au-delà des résultats immédiats, Glasgow 2026 apparaît comme une étape fondatrice d’un projet de long terme visant à installer durablement le pays dans le concert du sport international.
Envoyé Spécial,
Aimé Lebon EKPE

