Jeux du Commonwealth Glasgow, Écosse 2026 : première expérience difficile pour Yaya Charif en boxe
L’aventure de Yaya Charif aux Jeux du Commonwealth de Glasgow 2026 s’est arrêtée dès son entrée en lice. Opposé au Namibien Haoseb Philip Pumulo en huitième de finale de la catégorie des 55 kg, le jeune boxeur togolais de seulement 17 ans s’est incliné au deuxième round par arrêt de l’arbitre, alors que le combat était prévu en trois reprises. L’officiel a mis un terme au duel après avoir constaté une accumulation d’erreurs techniques de la part du représentant togolais.

Malgré cette élimination précoce, Yaya Charif retient les leçons d’un combat qui lui permettra de poursuivre sa progression. Le jeune pugiliste reconnaît que la tâche n’a pas été simple face à un adversaire plus expérimenté.
« Ça n’a pas été toujours facile, mais j’ai dû tenir. Ça n’a pas marché du tout », a-t-il confié à l’issue du combat.
Le Togolais explique notamment avoir éprouvé des difficultés à s’adapter au style particulier de son adversaire.
« J’ai eu des problèmes de défense et de déplacement. Mon adversaire est gaucher alors que je suis droitier. C’est un peu difficile pour moi de maîtriser cette technique. »
Conscient des lacunes révélées par cette confrontation, le jeune boxeur affiche déjà sa détermination à revenir plus fort.
« Je pense que je vais redoubler d’efforts et travailler davantage. Je dois mieux maîtriser les déplacements et apprendre à gérer un adversaire gaucher pour être capable de mettre en place les bonnes solutions. »
Présent au bord du ring, l’entraîneur national de boxe, Adote Sylvain, estime que cette défaite s’explique avant tout par le manque d’expérience de son athlète. Selon lui, Yaya Charif possède un potentiel certain, mais il doit encore accumuler des combats internationaux pour franchir un nouveau palier.
« Il est à un stade où il doit quitter le peloton des plus jeunes pour évoluer progressivement chez les juniors et les seniors. Aujourd’hui, ce qui lui a manqué, c’est surtout l’expérience. Il lui faut davantage de compétitions pour qu’il puisse obtenir de meilleurs résultats à l’avenir. »

Le technicien togolais souligne que le staff avait pourtant minutieusement préparé ce combat après avoir analysé le style du boxeur namibien.
« Nous avions mis en place une stratégie tactique capable de lui permettre de tenir les trois rounds. Nous avions étudié le style du Namibien et trouvé les contres adaptés. Mais, par manque d’expérience, Yaya n’a pas réussi à appliquer cette tactique face à un gaucher, ce qui a fait basculer le combat. »
Le coach regrette également une erreur de gestion dans les derniers instants de la rencontre.
« Lorsqu’un arbitre arrête momentanément le combat pour effectuer un compte, le boxeur doit immédiatement montrer qu’il est toujours en mesure de continuer en levant ses bras. Mon boxeur ne l’a pas fait, ce qui a été interprété comme une incapacité à poursuivre, entraînant l’arrêt définitif du combat. »
Malgré cette élimination, Adote Sylvain reste optimiste quant à l’avenir de son jeune athlète.
« À notre retour, nous allons mettre en place d’autres stratégies pour l’accompagner dans sa progression afin qu’il puisse devenir un grand champion. Il doit continuer à travailler, prendre confiance et comprendre qu’au très haut niveau, il faut constamment apprendre et se remettre en question. Quand on boxe uniquement au pays, on pense parfois être arrivé. Mais dès qu’on affronte l’élite internationale, on réalise qu’il reste énormément de choses à apprendre. Cette expérience lui sera très bénéfique. »
L’entraîneur national a également évoqué les espoirs de médaille du Togo dans les jours à venir. Il mise particulièrement sur Salifou, un boxeur issu de la diaspora, qu’il considère comme l’un des principaux atouts de la délégation togolaise.
« Si je me suis appuyé sur la diaspora, et particulièrement sur Salifou, c’est parce que je le suis depuis quelque temps et je crois énormément en lui. Dans sa catégorie, ils ne sont que huit engagés. Nous avons de réelles chances d’aller chercher une médaille s’il réalise les performances dont il est capable. »
Envoyé Spécial,
Aimé Lebon EKPE

