Révélé à Dyto FC où il a été sacré meilleur jeune joueur du championnat, puis devenu un cadre de l’ASCK et de l’ASKO de Kara sur la scène nationale et africaine, Denis Abalo, 23 ans, a franchi un nouveau cap en s’exilant en Libye. Après une saison pleine à Al Anwar, le milieu de terrain togolais poursuit son ascension au Military Union SC. Entre adaptation au football libyen, regard sur son parcours et rêve d’Éperviers A, il se confie en exclusivité.
En observant de près votre carrière, à quel moment avez-vous su que le football serait votre métier ?
Bien au départ j’avais comme idée de m’amuser avec les copains du quartier. Mais avant ma majorité, un tournoi de football local m’a permis d’avoir ce déclic en 2018. À chaque touche de balle le public appréciait mon jeu.
Comment vous décririez-vous sur un terrain ? Quelles sont vos principales qualités ?
Je dirai comme celui qui est en mission et qui est obligé de réussir. Pour mes qualités, par dessus tout j’aime faire marquer.
En 2025, après avoir connu la gloire au Togo, notamment avec l’ASCK et l’ASKO de Kara, vous vous êtes envolé pour la Libye. Quelles différences majeures faites-vous entre le football togolais et le football libyen ?
À mon humble avis, les infrastructures sportives font toute la différence, sinon nous pouvons rivaliser avec eux.
Al Anwar la saison dernière, puis Military Union SC cette saison. Est-ce que vous considérez cela comme une évolution dans votre carrière ?
C’en est une parce qu’il y a une magnifique équipe qui m’a permis d’avoir la chance d’être dans mon club actuel dont les objectifs de titres au plan national sont grands. Et cela m’aide à m’améliorer.
Après être passé par les sélections de jeunes et les Éperviers locaux, une première convocation chez les Éperviers A vous trotte-t-elle dans la tête ?
J’ai souvent eu droit à cette question avec la presse et j’avoue que pour tout footballeur c’est toujours un véritable honneur de porter le maillot des Éperviers surtout avec des amis que je connais. En vrai, j’en serai ravi si l’opportunité m’est donnée.
Avez-vous déjà été en contact avec le nouveau staff technique des Éperviers ?
Non mais je l’espère. C’est le coach qui décidera si je suis bon pour son plan de jeu ou pas mais je ne me mets aucune pression. Comme je le dis souvent : « sans pression ».
Si Denis Abalo était convoqué en équipe A, comment pensez-vous pouvoir aider cette sélection à franchir un cap ?
Oh c’est simple. Suivre les consignes du coach et aider l’équipe à rendre heureux les supporters.
Pour finir, on se souvient tous de cette image au soir du 21 août 2022 : Denis Abalo en aparté avec la légende Emmanuel Adebayor. En exclusivité pour nos lecteurs, pouvez-vous nous révéler ce qu’il vous a soufflé à l’oreille ce jour-là ?
(Rire) Comme tout grand-frère à son petit frère il m’a donné des conseils pour améliorer mon jeu comme il sait si bien le faire avec tout le monde. C’est une fierté de l’avoir avec nous et nous jeunes devons en profiter à fond.
Hervé AKAKPO

