Mini festival de Tir-à-l’arc : Forte mobilisation des enseignants d’EPS
À l’occasion de la sixième édition du festival des enseignants d’Éducation physique et sportive (EPS) qui s’est déroulée le samedi 1er août 2026 au Lycée Agoè Centre, le Tir-à-l’arc s’est invité à l’événement à travers un mini festival.
L’activité a connu une forte mobilisation des enseignants venus des différentes promotions de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et en service sur toute l’étendue du territoire national. A ce mini festival, chaque promotion de l’INJS était représentée par deux archers, mais l’engouement a largement dépassé ce cadre. Curieux de découvrir la discipline, de nombreux enseignants ont souhaité manipuler l’arc et tenter l’expérience du tir à la cible, transformant cette activité en véritable moment de découverte collective.

Une initiative soutenue par la Fédération togolaise de Tir-à-l’arc
Le mini festival a bénéficié de l’appui de la Fédération togolaise de Tir-à-l’arc (FTTA), qui a mis à disposition le matériel, l’encadrement technique et des récompenses destinées aux meilleurs archers. Cette action s’inscrit dans la stratégie de vulgarisation de la discipline engagée depuis plusieurs mois à travers le pays, notamment après les étapes de Kara, Lomé et Kpalimé.
Chez les hommes, Samuel Komi Maglo, enseignant d’EPS, a remporté la compétition avec 15 points après ses deux tentatives. Très ému après sa victoire, il a salué l’initiative. « C’est ma toute première fois de participer et je ne fais qu’exprimer ma joie. Je les ai vus précédemment et j’ai appris ces méthodes. C’est une bonne discipline et j’aimerais qu’on puisse l’appliquer dans nos centres d’établissement. Ça va donner un peu d’engouement à nos six disciplines de base », a-t-il déclaré.
Du côté des dames, Victoria Adadé s’est imposée avec un total de 16 points. Elle a attribué sa performance à l’attention portée aux conseils des encadreurs. « J’ai suivi les conseils de l’encadreur, ce qui m’a amenée à être la première dans ce jeu. L’encadreur nous a appris la manière dont il faut se positionner, être concentrée et viser notre cible », a-t-elle expliqué.

Une continuité du projet de vulgarisation
Présent sur le site du mini festival, Damban Douti, directeur technique national de la FTTA et lui-même enseignant d’EPS, a insisté sur la dimension pédagogique et la continuité du projet de vulgarisation. « Ils ont vu quand même qu’il y a eu un travail qui a été fait à Kara et c’est une continuité. Ils voulaient voir si ce qu’ils avaient appris à Kara, ils ont toujours encore gardé les mains. C’est pourquoi encore, quand il y a eu cette sixième édition du festival, ils nous ont fait appel. On a vu qu’ils ont gardé les mains et il y a même eu une nette amélioration de ce qu’ils avaient appris de leur côté », s’est-il félicité.
Le responsable technique s’est également réjoui de l’intérêt manifesté par les enseignants pour cette discipline encore peu pratiquée dans les établissements scolaires. « Comme ce sont des enseignants d’EPS, ils ont déjà trouvé goût à la chose. Je pense que dès qu’ils seront dans leur établissement respectif, ils ne vont pas cesser de nous faire appel à former nos élèves sur le terrain », a-t-il ajouté.

Le tir à l’arc bientôt dans les établissements scolaires ?
Au-delà du caractère festif, cette activité a permis de sensibiliser les enseignants aux valeurs éducatives du tir à l’arc : concentration, maîtrise de soi, précision et discipline. L’expérience pourrait ouvrir la voie à l’introduction progressive de la pratique dans certains établissements scolaires, grâce à l’implication des enseignants formés lors de ces sessions.
Mawusse MELEGNA

